Texier, le Maroquinier de Bretagne

L'exemple qui suit est dédié à tous les dirigeants 
qui s'imaginent que leur entreprise pourra survivre, 
en se contentant d'exploiter le seul marché hexagonal. 

Ils mesureront mieux ainsi le risque d'être mis brutalement "hors circuit" par leurs concurrents étrangers, dont les produits surpasseront d'autant plus facilement les leurs - y compris 
en France
- qu'ils auront été adaptés et perfectionnés sur d'autres grands marchés mondiaux.

C'est tout simplement, à nouveau, cela qu'on appelle compétitivité internationale.

A l'inverse de la plupart des autres fabricants de maroquinerie bas de gamme, balayés par la concurrence asiatique,  le recrutement d'un responsable export a permis à la PME bretonne Texier  de voir arriver ce danger à temps, avant le déferlement sur le marché français, au cours des premières missions de Pierrick Maignan (Allemagne, Royaume-Uni ...) 

En effet, ces observations terrain ont accéléré la réflexion marketing des dirigeants, Marcel et Jean-Luc Texier
aux techniques managériales très complémentaires. 
Ils décidèrent un repositionnement haut de gamme 
rapide de leurs produits
, en investissant sur des modèles 
très créatifs à prix accessible, avec des spots TV en France
et en élargissant beaucoup leur diffusion internationale

Résultat : d'un chiffre d'affaires global de 15 MF (dont seulement 1 à l'export) avec 145 salariés, Texier est passé en sept ans à 120 MF, dont 32 à l'export, et tout ceci, dans ce secteur fortement demandeur de main d'oeuvre, avec 340 salariés ...  

Cette PME dynamique poursuit son expansion (CA 2000 : 185 MF, dont 55 à l'export, avec 420 salariés) en ouvrant même des boutiques à son enseigne à l'étranger, de Londres à  Moscou, et aussi, en mai 2001, ... à Paris..

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