Mécaéro, équipementier aéronautique de Haute-Garonne 

1993 : l'effondrement du marché français frappe de plein fouet Mecaéro (alors filiale du groupe Simmonds) 
un fabricant spécialisé en visserie, fixations de réacteurs, etc. Pour surmonter cette crise, 
Mécaéro est contrainte de réduire fortement ses effectifs, de 190 à 110 personnes.

Mais cette société contre-attaque avec une stratégie internationale offensive qui implique le recrutement  
d'une exportatrice, Fabienne Dufourg, ayant déjà une expérience de cinq ans à l'étranger dans l'industrie 
aéronautique, secondée ensuite par deux autres spécialistes export. Avec une telle équipe opérationnelle
Mécaéro peut alors développer une présence active auprès des avionneurs étrangers.

Et cela paie rapidemment, comme aux USA General Electric décide de confier à Mécaéro 
120 de ses pièces moteurs, dont 14 pièces "vitales".

En Europe, le changement de plusieurs agents permet également de stimuler les ventes ; ainsi, avec le groupe 
Daimler Benz Aerospace, une meilleure analyse des besoins a entraîné des propositions mieux adaptées
(notamment chez Dornier, Fokker et MTU) qui ont assuré l'homologation de pièces Mécaéro.

Moins de trois plus tard, on pouvait établir un premier bilan très positif de cette stratégie de redéploiement 
volontariste vers l'international, avec des commandes export ayant progressé de 4 MF en 1993, 
à
plus de 18 MF en 1995, ce qui a entraîné la réembauche de quinze opérateurs à la production.

Depuis, cette croissance internationale s'est poursuivie, permettant à Mécaéro de retrouver une activité 
plus soutenue même que dans le passé, avec près de 250 salariés en 2001.

Cela d'autant mieux que le groupe Simmonds a été racheté par le N° 1 mondial, Fairchild Fasteners
ce qui ouvre de nouvelles perspectives à Mécaéro, et que Bénédicte Dufourg a été promue Chef de produit mondial
pour la visserie.

De ce fait, elle coordonne l'activité de plus de 200 commerciaux sur les cinq continents
et Mécaéro revit après avoir bien failli disparaître, pour être trop resté dépendant 
du marché hexagonal jusqu'en 1993.   

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